21 Min de lecture · 24 août 2026

Mener un entretien d'évaluation : de la préparation au suivi

Mener un entretien d'évaluation : de la préparation au suivi

L'invitation apparaît dans l'agenda avec un objet familier : Entretien d'évaluation. Dès qu'elle la reçoit, la personne évaluée commence à repasser l'année écoulée, cherchant à se souvenir de chaque réussite, chaque échéance manquée et chaque conversation difficile. Le manager, de son côté, fouille ses e-mails et ses notes, dans l'espoir de rassembler douze mois de travail avant le début de la réunion.

Au moment de s'asseoir, les deux parties sont prêtes pour une évaluation, mais pas nécessairement pour une conversation utile et porteuse de sens.

C'est là que beaucoup d'entretiens d'évaluation dérapent. Un processus censé apporter de la clarté et favoriser la progression se réduit à un exercice annuel rempli de feedback vague, de souvenirs récents et de préoccupations surgies de nulle part.

Pour redonner aux entretiens d'évaluation la place qui leur revient, ce blog les examine en profondeur et explore comment les rendre plus justes, plus précis et plus constructifs — de la préparation et de la rédaction à la conduite et au suivi. Il aborde aussi les erreurs courantes qui affaiblissent les entretiens et les raisons pour lesquelles les organisations s'orientent vers des conversations de performance plus régulières.

Qu'est-ce qu'un entretien d'évaluation ?

Un entretien d'évaluation est une conversation structurée entre un manager et un collaborateur, au cours de laquelle ils font le point sur le déroulement du travail sur une période donnée, reconnaissent ce qui s'est démarqué, abordent ce qui a moins bien fonctionné et discutent des objectifs à venir.

C'est à la fois un instantané et une boussole. Il regarde en arrière vers les résultats et en avant vers la progression. Les meilleurs entretiens consacrent autant d'énergie à la seconde partie qu'à la première.

Mais voici le paradoxe. Les organisations investissent énormément de temps et d'efforts dans les entretiens d'évaluation, et pourtant la plupart des employés ne les trouvent pas motivants. C'est ce que confirme une étude de Gallup, selon laquelle seuls 14 % des employés estiment vraiment que leurs entretiens les incitent à s'améliorer. Cela signifie que près de six employés sur sept ressortent d'une conversation sans inspiration, alors même que l'entretien est censé encourager une meilleure performance.

Pour autant, on ne peut pas qualifier l'entretien d'évaluation d'inefficace en accusant l'idée elle-même. Ses échecs tiennent à sa dépendance à la mémoire, au sentiment de jugement définitif qu'il suscite et à sa déconnexion du travail quotidien du collaborateur.

Quand les entretiens reposent sur des preuves claires, un feedback continu et des progrès réels, ils peuvent devenir l'un des outils les plus précieux du manager. Plutôt qu'une formalité annuelle, l'entretien devrait être vu comme l'occasion d'offrir aux collaborateurs une vision honnête, précise et encourageante de leur progression.

Entretien d'évaluation, gestion de la performance et appréciation de la performance

L'entretien d'évaluation est une évaluation périodique ; la gestion de la performance est le processus continu de soutien et d'amélioration de la performance des collaborateurs ; et l'appréciation de la performance est la note formelle attribuée dans le cadre de l'entretien. Les trois sont souvent employés de façon interchangeable, ce qui peut prêter à confusion.

Pour vous donner une image précise :

  • L'entretien d'évaluation est un moment : une conversation planifiée qui a lieu chaque trimestre, deux fois par an ou une fois par an.

  • La gestion de la performance est le processus continu qui consiste à fixer des attentes, à accompagner et à traiter la performance tout au long de l'année. L'entretien n'est qu'un point de contrôle unique au sein de ce processus plus large.

  • L'appréciation de la performance est une évaluation formelle au sein du processus d'entretien, où la performance d'un collaborateur est évaluée par rapport à des objectifs ou des standards précis.

Comprendre ces différences est crucial, car un bon entretien ne peut pas compenser une année sans feedback. Quand l'entretien est la seule forme de feedback que les employés reçoivent une fois par an sur leur performance, c'est un cas manifeste de défaillance du système.

Les types d'entretiens d'évaluation

Les entretiens d'évaluation peuvent être regroupés de trois façons : selon qui donne le feedback, à quelle fréquence l'entretien a lieu et quel événement le déclenche.

Le feedback peut venir du collaborateur, du manager, des pairs, des subordonnés directs, ou d'une combinaison de personnes via une évaluation à 360 degrés. Les entretiens peuvent avoir lieu une fois par an, deux fois par an, chaque trimestre ou en continu. Ils peuvent aussi être liés à des événements précis, comme la fin d'une période d'essai, l'achèvement d'un projet, une promotion ou un plan formel d'amélioration de la performance.

La plupart des organisations combinent deux types d'entretiens ou plus.

Comprendre ces catégories est essentiel, car le format de l'entretien détermine le type d'information que vous obtenez. Un entretien mené par le manager reflète le point de vue d'une seule personne. Le feedback des pairs révèle comment un collaborateur travaille avec ses collègues. Le feedback ascendant révèle comment les employés vivent le leadership de leur manager.

Gardez à l'esprit qu'un mauvais choix de type d'entretien peut aboutir à un processus bien mené qui finit par mesurer les mauvais aspects de la performance.

Qui donne le feedback ?

Voici une classification claire des catégories d'entretien d'évaluation et de leur impact.

Type d'entretien Qui donne le feedback Idéal pour À surveiller
Auto-évaluation Le collaborateur, qui évalue sa propre performance Faire ressortir le contexte, les obstacles et les ambitions qu'un manager ne peut pas voir Parfois trop modeste ou trop positive ; à associer aux preuves du manager
Entretien mené par le manager Le manager direct Responsabilisation, avancement des objectifs, décisions de rémunération et de promotion Un seul angle de vue, et le biais de récence qui l'accompagne
Évaluation par les pairs Les collègues qui travaillent aux côtés de la personne Collaboration, fiabilité et comportement au quotidien Dérive vers la popularité si elle n'est pas ancrée à des comportements précis
Évaluation ascendante Les subordonnés directs qui évaluent leur manager Développement du leadership et détection précoce des problèmes Exige un vrai anonymat et une vraie sécurité, sinon on récolte un silence poli
Évaluation à 360 degrés Manager, pairs, subordonnés, parfois clients Une vision de développement complète de la façon dont quelqu'un travaille Lourde à mener, et l'honnêteté chute dès qu'elle est liée à la rémunération

Quelques catégories d'entretien méritent une attention particulière.

  • L'auto-évaluation vous donne l'occasion de raconter votre performance avec vos propres mots avant que votre manager ne le fasse. Appuyez-vous sur des preuves claires, assumez honnêtement vos lacunes et reliez vos réussites à vos objectifs futurs. Bien rédigée, une auto-évaluation ne relève pas de la vantardise. Il s'agit de présenter clairement vos contributions et de les étayer par des preuves. Pour plus de conseils sur la structure, la formulation et des exemples, consultez notre article sur les exemples d'auto-évaluation.

  • Les évaluations par les pairs apportent aussi des éclairages utiles sur la façon dont quelqu'un travaille avec les autres. Le feedback devrait porter sur les actions et les comportements, pas sur la personnalité. Des exemples de feedback entre pairs peuvent vous aider à choisir la bonne formulation.

  • Une évaluation à 360 degrés recueille le feedback des managers, des pairs, des subordonnés directs et d'autres personnes. Elle peut être puissante pour le développement des collaborateurs, mais elle doit être utilisée avec prudence lorsqu'elle est liée à des décisions de rémunération. Si la personne sait que son feedback ou ses notes influenceront la rémunération de quelqu'un, elle risque d'être moins honnête. Les gens sont souvent moins francs quand ils savent que leur feedback pourrait affecter le salaire ou la prime d'un collègue.

Pour cette raison, le feedback à 360 degrés est mieux adapté au soutien de la progression qu'à la décision sur la rémunération.

Conversation de feedback anonyme à double sens entre un manager et un collaborateur sur Vantage Pulse

Source : Vantage Pulse

À quelle fréquence ont-ils lieu ?

La deuxième façon de classer les entretiens d'évaluation, c'est leur fréquence. C'est aussi là que beaucoup d'organisations font évoluer leur approche.

Annuel : un entretien formel par an. C'est encore courant, mais les managers risquent de trop s'appuyer sur les souvenirs récents.

Semestriel : un entretien au milieu de l'année et un autre en fin d'année. L'entretien de mi-année aide à traiter les problèmes tôt et évite les mauvaises surprises tardives.

Trimestriel : des entretiens courts, centrés sur les objectifs, tenus quatre fois par an. Ils laissent aux employés assez de temps pour s'améliorer avant le suivant.

Continu : cela comprend des points réguliers, souvent mensuels ou toutes les deux semaines. L'entretien formel devient alors une synthèse de conversations déjà tenues.

Le passage des entretiens annuels à un feedback plus continu est l'un des plus grands changements de la gestion de la performance aujourd'hui. Ce guide l'explore plus en détail dans une section ultérieure.

Quel événement les déclenche ?

La troisième façon de classer les entretiens d'évaluation consiste à comprendre quel événement les déclenche. Ces entretiens ont lieu après un événement précis plutôt qu'à une date fixe.

Entretien de période d'essai ou à 90 jours : un entretien précoce pour un nouveau collaborateur. Il porte sur la façon dont il s'installe dans son poste, apprend le travail et s'adapte à l'organisation.

Entretien de projet ou de jalon : cet entretien a lieu après l'achèvement d'un projet ou l'atteinte d'un jalon. Il est utile quand les employés travaillent sur plusieurs projets dans l'année.

Entretien de promotion ou de calibrage : cet entretien aide à décider si une personne est prête pour un poste supérieur. Le calibrage, dans ce contexte, signifie que les managers comparent les notes entre les équipes pour s'assurer que les mêmes standards sont appliqués.

Plan d'amélioration de la performance (PIP) : un plan structuré assorti d'un calendrier clair, qui met en évidence des préoccupations de performance précises et apporte le soutien nécessaire pour progresser. Ce ne devrait jamais être la première fois qu'un collaborateur entend parler du problème.

Quel type devriez-vous réellement mettre en place ?

La plupart des équipes ont intérêt à combiner une auto-évaluation et un entretien avec le manager deux fois par an, complétés par de courts points trimestriels entre les deux. Le feedback des pairs peut être ajouté pour les rôles collaboratifs, tandis que les évaluations à 360 degrés conviennent mieux au développement et à la progression du leadership. Le meilleur calendrier d'entretiens est celui que l'organisation peut suivre avec constance. Les types d'entretien expliquent qui donne le feedback et à quelle fréquence, tandis que les méthodes d'évaluation expliquent comment la performance est mesurée.

Le cycle de l'entretien d'évaluation : 5 phases

Un entretien d'évaluation complet se décompose en cinq étapes : fixer les objectifs, rassembler les preuves, rédiger l'entretien, mener la conversation et assurer le suivi. Sauter l'une de ces étapes peut faire paraître l'entretien inattendu, mal étayé ou inefficace.

Beaucoup de managers voient le processus d'entretien sous un angle unidimensionnel, en le limitant à la réunion. En réalité, la réunion arrive à la quatrième étape du processus. Ce sont les étapes avant et après la réunion qui déterminent vraiment l'utilité d'un entretien.

Fixer les objectifs donne aux managers des attentes claires à l'aune desquelles mesurer. Rassembler des preuves tout au long de la période rend le feedback juste et précis. Rédiger l'entretien apporte de la clarté. La conversation rend le processus personnel. Le suivi transforme le feedback en action.

Le processus doit être traité comme un cycle continu, pas comme un événement ponctuel. Le suivi d'un entretien devient souvent le point de départ du suivant.

Phase Ce qui se passe Qui en est responsable
1. Fixer les objectifs Se mettre d'accord sur des objectifs clairs et mesurables et sur les standards à l'aune desquels le travail sera jugé Le manager et le collaborateur ensemble
2. Rassembler les preuves Recueillir exemples, résultats, KPI et feedback sur toute la période, pas seulement les dernières semaines Le manager (avec l'apport du collaborateur)
3. Rédiger l'entretien Transformer les preuves en une évaluation écrite précise et équilibrée, reliée aux objectifs Le manager
4. Mener la conversation Discuter de l'entretien comme d'un dialogue à double sens, pas d'un verdict à sens unique Le manager anime, le collaborateur participe
5. Assurer le suivi Convertir l'entretien en plan de développement et faire le point avant le cycle suivant Le manager et le collaborateur ensemble

Un mot rapide sur les KPI. Un KPI, ou indicateur clé de performance, est une mesure précise utilisée pour suivre les progrès, comme les tickets résolus, le chiffre d'affaires généré ou les projets livrés dans les délais. Les KPI reviennent tout au long du processus d'entretien, car des entretiens efficaces doivent reposer sur des résultats mesurables, pas sur des impressions personnelles.

Comment préparer un entretien d'évaluation

L'élément le plus important de la préparation d'un entretien d'évaluation, c'est de s'en tenir à ce principe : partez des traces écrites, pas de la mémoire. Les modèles, les notes et les points à aborder sont sans doute utiles, mais ils comptent bien moins que les preuves claires et consignées de ce qui s'est passé tout au long de l'année.

La plupart des managers ont tendance à se souvenir plus clairement des événements récents que du travail accompli des mois plus tôt. C'est ce qu'on appelle le biais de récence. Ici, un collaborateur constamment performant qui connaît un dernier mois plus lent est sous-évalué, tandis que celui qui performe bien le dernier mois mais stagne le reste de l'année obtient une meilleure note. Donner des entretiens justes suppose donc d'aller au-delà de la mémoire.

Les managers devraient commencer à rassembler des preuves avant même de se forger une opinion. Cela peut couvrir les objectifs, les KPI, les résultats de projet, le feedback des pairs et la reconnaissance reçue pendant la période. En parallèle, les collaborateurs devraient préparer leur propre synthèse de réussites, de défis et d'objectifs futurs. Quand les deux parties arrivent avec des preuves, l'entretien débouche sur une discussion utile plutôt que sur un jugement inattendu.

C'est là qu'un historique de reconnaissance devient précieux et joue un rôle central. Les analyses de reconnaissance donnent aux managers un historique horodaté de la reconnaissance entre pairs et de celle des managers. Le fil de reconnaissance sociale sert aussi de registre consultable des réussites des collaborateurs. Les managers peuvent passer en revue une année entière de contributions à travers des exemples précis, au lieu de s'appuyer sur ce dont ils se souviennent le plus récemment.

Tableau de bord d'activité du manager Vantage Recognition montrant la fréquence de reconnaissance de l'équipe, le nombre de récompenses et la répartition monétaire

Source : Vantage Circle

L'objectif est de rendre les entretiens plus justes en remplaçant une mémoire incomplète par des preuves claires. On y parvient avec des outils de reconnaissance comme Vantage Recognition, qui facilitent la tenue et la récupération des historiques.

Par exemple, un collaborateur a peut-être mené une migration de données difficile en avril, épaulé deux nouvelles recrues en juin et connu une période plus lente en septembre. La mémoire risque de ne retenir que septembre. Mais un historique complet montre le tableau d'ensemble : la preuve de chaque contribution et la façon dont les autres l'ont reconnue sur le moment.

C'est toute la différence entre un entretien qui sonne juste et un entretien qui laisse un collaborateur avec le sentiment d'être incompris.

Comment rédiger un entretien d'évaluation (avec des exemples)

Un bon entretien d'évaluation se rédige en trois étapes : d'abord, décrire le résultat à l'aide d'un exemple précis ; ensuite, expliquer la force ou l'axe d'amélioration qu'il révèle ; et enfin, le relier à un objectif pour la prochaine période.

La précision doit être au cœur. Les éloges et les critiques vagues sont tout aussi inutiles, car ils n'indiquent pas aux employés ce qu'ils doivent poursuivre, changer ou améliorer dans leur travail quotidien.

L'équilibre compte aussi. Un entretien uniquement rempli d'éloges peut sembler positif mais offrir peu de direction. À l'inverse, un entretien centré uniquement sur la critique décourage et ne soutient pas la progression. Les entretiens les plus efficaces évitent donc les extrêmes : ils reconnaissent les réussites tout en abordant les axes de progression.

Veillez à ce que chaque commentaire soit étayé par des preuves et relié à un objectif clair. Suivre cette structure rend la rédaction bien plus facile.

Voici quelques exemples de ce à quoi peuvent ressembler des commentaires précis et fondés sur des preuves :

  • « A mené la migration de plateforme du T1 deux jours avant l'échéance, en coordonnant trois équipes sans aucune interruption de service. »

  • « A constamment relevé le niveau d'exigence en revue de code, même si la documentation a pris du retard sur deux projets ce trimestre. »

  • « Est passé de présentateur réticent à animateur de la QBR client (revue d'activité trimestrielle) en six mois. »

  • « Forte production individuelle, avec la possibilité de déléguer davantage pour que l'équipe puisse grandir au-delà de vous. »

  • « A respecté chaque échéance ; le prochain défi est de s'approprier la feuille de route, pas seulement les tickets. »

Ressource complémentaire : 150+ commentaires et exemples d'entretien d'évaluation pour les managers.

Comment mener la conversation d'un entretien d'évaluation

Un entretien d'évaluation doit être une conversation à double sens et ne pas se réduire à un jugement unilatéral.

Commencez par poser le contexte, partagez l'évaluation avec des exemples précis, et laissez au collaborateur assez de temps pour réagir. Si l'entretien écrit donne une direction, la conversation permet aux collaborateurs de partager leur point de vue, d'expliquer leurs difficultés et de discuter de leurs objectifs.

Les trois éléments suivants distinguent les conversations qui bâtissent la confiance de celles qui l'érodent :

  • D'abord, équilibrez le feedback. Reconnaissez les vraies forces avant d'aborder les axes d'amélioration, pour que l'entretien soit vécu comme un soutien plutôt qu'une surprise.

  • Ensuite, soyez précis. Dire « soyez plus proactif » n'offre guère de repères. Un commentaire comme « J'aimerais que vous identifiiez les risques dès l'étape de planification, comme vous l'avez fait lors du lancement du produit » donne au collaborateur une action claire à mener.

  • Enfin, encouragez le dialogue. Laissez aux collaborateurs l'espace de parler de leurs expériences, de leurs obstacles et de leurs objectifs de développement.

Les entretiens passent aussi mieux quand le feedback est relié à des standards partagés plutôt qu'à des opinions personnelles. L'alignement sur les valeurs fondamentales donne aux managers un point de référence clair en reliant les contributions des collaborateurs aux valeurs de l'organisation. Le message passe de « voici ce que je pense de votre performance » à « voici comment votre travail reflète les valeurs que nous avons convenu de juger importantes ».

Ce changement peut réduire la défensive et rendre le feedback plus juste.

Ce qu'il ne faut pas dire lors d'un entretien d'évaluation : 7 erreurs

Vous devez connaître les sept erreurs courantes qui peuvent rendre les entretiens d'évaluation inefficaces. La cause profonde de ces erreurs : des managers qui traitent l'entretien comme un jugement définitif au lieu d'une conversation.

Passons ces erreurs en revue pour que vous puissiez les éviter à l'avenir.

Le biais de récence : un manager juge toute la période d'évaluation sur les seules dernières semaines. Les managers peuvent l'éviter en s'appuyant sur les preuves recueillies tout au long de l'année, ce qui aide à produire une évaluation plus juste.

Les notes vagues : une note comme « conforme aux attentes » ne dit rien du travail sans exemple. Chaque note devrait, en réalité, être étayée par un résultat ou un comportement précis.

Garder les surprises pour la fin : si les employés entendent parler d'une préoccupation de performance sérieuse pour la première fois lors de l'entretien annuel, la faute revient au manager, pas au collaborateur. Les problèmes importants devraient être discutés dès qu'ils surviennent, pas gardés pour les entretiens.

Comparer aux collègues : des commentaires comme « Vous n'êtes pas aussi solide que Jean » créent plus de rancœur que de progrès. Les employés devraient être évalués par rapport à des objectifs et des attentes convenus, pas par rapport à leurs collègues.

Le monologue à sens unique : un entretien où seul le manager parle ne mène jamais au changement. Les employés doivent disposer d'un espace confortable qui les incite à partager leurs points de vue, leurs difficultés et leurs objectifs.

L'absence de suivi : un entretien sans plan d'action ni point de suivi ne changera rien. Le feedback doit déboucher sur des étapes claires et un soutien continu.

Un langage négligent : des commentaires personnels, subjectifs ou incohérents peuvent créer un risque juridique pour l'organisation. Le feedback doit au contraire rester précis, lié au travail et centré sur des comportements observables.

L'objectif n'est pas d'effrayer les managers au point de mal s'exprimer. C'est de les aider à bien se préparer, longtemps à l'avance, pour avoir une conversation juste, claire et utile.

L'avenir de l'entretien d'évaluation : continu ou annuel

Avant de tirer des conclusions hâtives, soyons clairs : les entretiens d'évaluation ne passent pas simplement de l'annuel au continu. Ils deviennent une combinaison des deux.

Les entretiens annuels fournissent toujours une trace formelle pour les décisions liées à la performance, au développement, à la promotion et à la rémunération. Le problème ne surgit que lorsqu'on attend d'une seule réunion annuelle qu'elle couvre toute une année. Quand le feedback arrive trop tard, les événements récents tendent à recevoir plus d'attention, et les employés peuvent découvrir des préoccupations importantes pour la première fois.

Cela aide à comprendre pourquoi 44 % des employés jugent leur processus de gestion de la performance comme un échec, contre seulement 12 % des dirigeants et responsables RH, selon une étude 2024 de BetterWorks. L'écart montre que mener le processus à son terme ne le rend pas forcément utile aux employés.

Les points réguliers, en revanche, peuvent résoudre ce problème en donnant aux managers et aux employés le temps de parler des progrès, des obstacles, des priorités et du développement pendant qu'il est encore possible d'agir. Le modèle Check-in d'Adobe, par exemple, a remplacé les notes annuelles traditionnelles par des conversations continues à double sens sur la performance et l'évolution de carrière.

Kavitha Ramaiah — Podcast Vantage Influencers

Podcast Vantage Influencers

Pourquoi les entretiens d'évaluation traditionnels ne parviennent pas à favoriser une vraie progression des employés, et le changement d'état d'esprit dont les dirigeants ont besoin pour transformer les évaluations en conversations de développement.

— Kavitha Ramaiah, Directrice, People Development chez GlobalLogic

Écouter l'épisode

Cependant, un feedback continu ne devrait pas signifier ajouter des réunions sans but. Chaque point devrait déboucher sur des attentes plus claires, un soutien concret ou une prochaine étape convenue.

On peut donc affirmer que l'approche la plus solide combine des conversations régulières et un entretien formel. Les points continus soutiennent l'amélioration au fil de l'année, tandis que l'entretien annuel réunit ces discussions en une synthèse claire, au lieu de réserver une surprise.

Les points réguliers fonctionnent le mieux quand ils s'appuient sur un système d'écoute comme Vantage Pulse qui lance des sondages courts et récurrents entre les entretiens. Ainsi, les managers voient les tendances de ressenti et d'engagement à mesure qu'elles se dessinent, au lieu de les découvrir en fin d'année.

Tableau de bord d'analyse de sentiment Vantage Pulse montrant les feedbacks positifs, neutres et négatifs des employés avec des analyses générées par l'IA

Conclusion

Un bon entretien d'évaluation devrait laisser aux employés de la clarté, et pas seulement le soulagement que la réunion soit terminée. Cela dépend de la préparation, d'un feedback précis, d'une conversation honnête et d'un suivi régulier.

L'objectif devrait dépasser la simple amélioration de l'entretien annuel pour créer un environnement de travail où le feedback a lieu régulièrement, faisant de l'entretien formel une synthèse plutôt qu'une surprise. Commencez par vous appuyer sur des traces écrites plutôt que sur la mémoire. Ce seul changement peut faire une grande différence pour rendre tout le processus plus juste, plus clair et plus utile.

FAQ (Foire aux questions)

Quel est un exemple de bon entretien d'évaluation ?

Un bon entretien d'évaluation associe un résultat précis à la force qu'il révèle et à un objectif pour la période suivante, par exemple : « Vous avez mené la migration du T1 avec deux jours d'avance et sans interruption de service, ce qui témoigne d'un vrai sens des responsabilités. Ensuite, j'aimerais vous voir accompagner un collègue dans ce processus. »

Que dire lors d'un entretien d'évaluation ?

Dites ce qui a bien fonctionné avec des preuves précises, nommez les lacunes honnêtement et en termes de comportements, et convenez d'objectifs clairs pour la période suivante. Équilibrez reconnaissance et développement, reliez chaque point au travail réel plutôt qu'à la personnalité, et consacrez une plus grande part de la réunion à écouter le point de vue du collaborateur qu'à lui parler.

Comment rédiger ma propre évaluation ?

Rédigez votre auto-évaluation en commençant par vos plus grandes réussites et les preuves qui les appuient, en assumant honnêtement vos lacunes et en reliant les deux aux objectifs que vous visez ensuite. Soyez précis, utilisez des chiffres quand vous le pouvez, et présentez les axes de progression comme des directions plutôt que des excuses.

Que ne pas dire pendant un entretien d'évaluation ?

Évitez les notes vagues sans exemples, les comparaisons avec les collègues, les critiques inédites que le collaborateur n'a jamais entendues, et les remarques subjectives ou fondées sur la personnalité qui créent un risque juridique. Ne transformez jamais la réunion en monologue à sens unique. Gardez chaque commentaire précis, comportemental et relié au travail plutôt qu'à la personne.

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